C’était en 1994, et l’une des plus grandes stars de la décennie se préparait à un mariage hivernal sans précédent. Céline Dion épousait l’amour de sa vie, le producteur et imprésario René Angélil, dans son pays natal, le Canada. Le couple avait choisi une grande cérémonie religieuse à la basilique Notre-Dame de Montréal, au Québec, pour marquer le début de leur vie commune.
Malgré leurs 25 ans de différence d’âge et leur relation professionnelle, leur amour était indéniable. Céline a toujours exprimé sa profonde affection pour René, même après sa disparition. Dans une récente interview accordée à Vogue France , elle a déclaré : « Mon mari était, et est toujours, un être humain merveilleux. Il a fait ressortir le meilleur de moi-même. Vraiment. »
Le mariage de Céline fut un rêve devenu réalité. Elle et René étaient fiancés depuis 1991, même si, à l’époque, elle n’avait que 23 ans et n’avait pas encore obtenu l’approbation de sa mère. Cependant, à mesure que la famille apprenait à connaître René, ils apprirent à l’aimer autant que Céline.
Le 17 décembre 1994, leur mariage était devenu un spectacle grandiose. L’événement fut retransmis à la télévision, permettant à des millions de fans d’assister à cette cérémonie extravagante. Plus de 500 invités remplissaient l’église, attendant avec impatience l’arrivée de la mariée.
Céline a fait une entrée fracassante dans une robe de mariée royale aux allures de princesse. Sa coupe se caractérisait par une jupe volumineuse, un corsage ajusté, une taille basque et une traîne spectaculaire de sept mètres. Créée par les stylistes Mirella et Stevie Gentile, cette robe a nécessité plus de 1 000 heures de confection et incorporait plus de 90 mètres de soie italienne, de dentelle française et de cristaux. Un véritable chef-d’œuvre de haute couture.
Sa tenue de mariée était complétée par un voile somptueux et une extravagante coiffe en cristaux Swarovski, créée exclusivement pour elle. Cet accessoire, semblable à une couronne, orné de 2 000 cristaux, pesait la somme impressionnante de trois kilos. Le poids de la pièce lui causa une petite blessure à la tête, qui enfla jusqu’à atteindre la taille d’un œuf le lendemain, nécessitant des soins médicaux. Malgré l’inconfort, Céline ne regrettait rien. « Quand on est aussi heureuse, plus de poids, plus de douleur, plus rien n’a d’importance », confiait-elle à Vogue France . « Ce moment restera gravé à jamais dans ma mémoire. J’aurais pu porter une coiffe trois fois plus grande ! »

La tenue de mariage de Céline était aussi extravagante que ses costumes de scène emblématiques : audacieux, éclatants et inoubliables. Mais au-delà de la mode, le couple n’a pas lésiné sur les moyens pour l’événement lui-même.
- 12 bus et 18 limousines ont transporté les invités
- Le célèbre cinéaste Laurent Larouche a documenté toute la journée
- Le coût estimé du mariage était d’environ 500 000 €
Les festivités se sont poursuivies à l’hôtel Westin Mont-Royal de Montréal, où une grande réception attendait les invités. La soirée a été animée par un orchestre à cordes de 21 musiciens dirigé par le légendaire producteur David Foster, et le chanteur Warren Wiebe a interprété « The Colour of My Love » à l’arrivée des invités.
La veille au soir, le couple avait organisé une fête sur le thème du casino avant le mariage, où les invités avaient reçu des jetons de casino pour une soirée de divertissement avant le grand jour.
Le mariage de Céline et René fut plus qu’un événement somptueux : c’était le début d’une longue histoire d’amour. Leur mariage dura 21 ans, jusqu’au décès de René en 2016.
Avec le recul, il est presque inimaginable que Céline, alors âgée de 12 ans, ait rencontré le producteur de 38 ans et qu’elle l’épouse un jour pour fonder une famille. Le couple a eu trois enfants : René-Charles (aujourd’hui âgé de 23 ans) et des jumeaux, Eddy et Nelson (aujourd’hui âgés de 14 ans).
À ce jour, Céline continue d’honorer la mémoire de René avec le même amour et le même dévouement qu’elle a ressentis le jour de leur mariage, prouvant que leur histoire d’amour reste aussi intemporelle que jamais.


